
Dans les années 2000, des dizaines de
milliers de touristes découvraient à pied ou en 4x4 la région de l’Adrar en
Mauritanie. Son océan de dunes orangées peuplé par les nomades, ses mythiques
cités caravanières de Ouadane et de Chinguetti, ses oasis rafraîchissantes, ses
palmeraies verdoyantes, ses bibliothèques aux manuscrits sacrés…
Point Afrique, coopérative de voyageurs dont la vocation est de désenclaver les
zones fragilisées d’Afrique de l’Ouest et du Sahara - avait mis en place depuis
1996, des avions touristiques sur Atar. L’accessibilité au départ des plus
belles randonnées permettant ainsi à de nombreux Tour Opérateurs français, de
travailler sur cette région qui d’une centaine de touristes à son ouverture
avait reçu 50 000 voyageurs en 2006 !
Cette importante fréquentation avait eu des conséquences très positives, immédiatement
mesurables : selon une étude du P.N.U.D, le taux de prévalence de la pauvreté,
qui atteignait 50 % en 1996 dans l’Adrar, était tombé cinq ans plus tard à 24
%. De ce point de vue là, le projet constitutif de Point-Afrique Voyages avait
bel et bien été atteint… jusqu’à ce que tout s’écroule en 2008, lorsque
Point-Afrique du arrêter sa desserte touristique de l’Adrar, pour des motifs
d’insécurité.
Cette action
fondatrice a été ensuite étayée et relayée en direction du monde associatif,
avec lequel se sont tissées d’étroites relations. L’action de Point-Afrique
Voyages a consisté ici à offrir des facilités de transport (personnes et fret)
à plusieurs dizaines d’O.N.G œuvrant en milieu saharien ou sub-saharien,
rendant ainsi possible des centaines de missions qui auraient autrement été
beaucoup plus difficiles à monter.