vendredi 19 mai 2017

Le renouveau d’un hôtel au Cap Corse

Misincu est un paradis sauvage... embrassé par une nature dominante, presque envoûtante. Vous êtes sur la presqu’île du Cap Corse et ses côtes somptueuses qui pointent vers le continent…


Sur la côte orientale, Porticiollo, Marine de Cagnano, est le petit port et la plage d’une des plus belles vallées qui descendent des montagnes de la Serra vers la mer. Le maquis n’est pas loin sur les pentes parfumées d’une île où fleurissent l’oranger, le myrte et le cédrat. Sur les rivages, il y a un bleu éblouissant et un hôtel culte Misincu transformé en trésor caché, signature cinq étoiles luxe unique du Cap Corse. 

La bâtisse du Caribou date des années 50. Période d’après-guerre où la famille Catoni et son patriarche, Maurice, ouvre après Marseille, ce restaurant et hôtel accroché aux rivages du Cap Corse. Des bungalows à l’architecture unique, tous construits de bois, surplombant la mer et faisant face à l’île d’Elbe et ses histoires napoléoniennes. La bonne réputation de la maison naîtra au milieu des années 70. 

Le talent des propriétaires et le vent de liberté qui souffle ici fait de l’établissement un lieu de retraite d’artistes et de fêtes mythiques organisées chaque été. Delon y passe avec Romy période des Amours Célèbres et de Plein Soleil. Gainsbourg en fait son lieu de pèlerinage époque Gainsbarre. Hôtel du bout du monde, Misincu bâtit aujourd’hui un ensemble hôtelier en respect total de l’environnement, de son littoral et de ses cultures locales. Si les bungalows de bois ont dû disparaître, l’hôtel cultive toujours l’esprit du Cap Corse. Un territoire édénique, protégeant son caractère rustique, son Nustrale dirait-on en corse et conquis à la culture du vivant.

L’ H I S T O I R E…

A l’origine de Misincu - Deux hommes amoureux du Cap Corse. Le premier Sylvain Giudicelli, l’enfant du pays. Elevé entre les villages de Cagnano, Meria et Barratteli, ce corse-là porte l’héritage familial avec fierté. Celui de son grand-père et arrière-grand-père partis à Puerto Rico sans un sou, faire carrière dans le commerce, la fabrication de cigares et la production de café pour l’un, monter la SHRM, Société Hôtelière et Restauration Maritime et la banque du Crédit universel, pour l’autre. Se souvenant des années folles et des péripéties du Caribou, il tombe sous le charme du lieu alors programmé à l’abandon. Avec son complice Reza Zographos, marchand de biens et promoteur immobilier du sud de la France et ami, les deux hommes parient sur la renaissance du lieu.

Dans les hauteurs de Cagnano, au coeur des 28 hectares du Domaine de Misincu, un hameau typique du Cap Corse. Où les lavoirs du Moyen-Age existent encore. Où restanques en pierres ont repris leur place. Dans l’ancienne bergerie, on joue ici à saute moutons pendant que le loup n’y est pas. Poules, chèvres et brebis vivent ici en parfaite harmonie. Au milieu, coule aussi une rivière et à quelques enjambées de là, la plage et le bleu de la mer. A Misincu, il pousse aussi des oliviers, et des palmiers d’Amérique Latine ramenés des marchands capcorsins. Les mêmes qui bâtirent dans tout le Cap Corse ces maisons d’américains, châteaux et petits palais du XIXème évoquant la réussite de ceux partis émigrer aux Amériques du côté de Puerto Rico, ayant fait fortune dans le café ou la canne au sucre et retournant au pays. Des histoires qui inspirent aujourd’hui Misincu.

Fière de son terroir, de ses racines, de ses cultures, Misincu dédie ses deux restaurants à la cuisine corse authentique. Un parti-pris locavore et l’esprit nustrale comme philosophie. L’initiation de Clément Collet, passe par Vonnas, dans l’Ain. En plein coeur de la Bresse, le chef Georges Blanc lui enseigne les grands classiques de la cuisine gastronomique. Après quelques séjours dans les cuisines de l’Eden Rock à Saint-Barth, à la Réserve de Beaulieu, au Kilimandjaro de Courchevel puis au Connaught de Londres chez Hélène Darroze, il rejoint La Villa Calvi.

Installé dans le petit village de Nonza, son premier restaurant, Boccafine, s’ouvre quelques mois plus tard au-dessus d’un bar de village. Là où l’on vit, et où l’on chante à l’apéro en jouant à la belote. L’ambiance est rustique, la cuisine semi-gastronomique, les produits locaux et les ingrédients corses à toutes les tables. La rencontre avec Sylvain Giudicelli, l’enfant du pays, ouvre aujourd’hui de nouvelles perspectives. Séduit par le projet Misincu, le chef prône une cuisine de saison, respectueuse de ses artisans et de ses influences.

Ouverture fin Juin 2017

Informations : www.hotel-misincu.fr/

Aucun commentaire:

Publier un commentaire