vendredi 9 décembre 2016

Quoi de neuf à Bâle ?

Avec 40 musées, Bâle offre la plus haute densité en musées en Suisse, mais aussi un riche patrimoine architectural à chaque coin de rue…


L'art est partout dans la cité rhénane. L’année 2017 sera un très bon millésime pour ce « hotspot » culturel, idéalement situé à 3h de Paris en TGV Lyria.

20 ans de la Fondation Beyeler – Rétrospective Claude Monet...

Chaque année, les visiteurs affluent du monde entier à Riehen pour se plonger dans l’univers artistique de Hildy et Ernst Beyeler. En 2017, la Fondation Beyeler fête son 20e anniversaire avec des expositions consacrées à Claude Monet, Wolfgang Tillmans, Paul Klee et à sa collection permanente. Les visiteurs de moins de 25 ans seront quant à eux accueillis gratuitement au musée toute l’année 2017.

Du 22 janvier au 28 mai 2017, la Fondation Beyeler convoque l’un des artistes les plus importants et les plus prisés de tous les temps: Claude Monet. Cette exposition retracera l’évolution artistique du peintre français depuis la période impressionniste jusqu’à ses œuvres majeures plus tardives. Cette rétrospective Monet, la première depuis plus de dix ans en Suisse, présentera 50 tableaux emblématiques provenant de collections privées et de musées aussi renommés que le Musée d’Orsay parisien, le Pola Museum of Art japonais, le Metropolitan Museum de New York et l’Art Institute de Chicago. Une offre forfaitaire incluant l’hébergement, les transports publics et l’entrée est proposée au public.

Les deux expositions temporaires suivantes seront consacrées à « Wolfgang Tillmans » (du 28 mai au 1er octobre 2017) et « Paul Klee » (du 1er octobre 2017 au 21 janvier 2018), dont l’œuvre abstraite fera, pour la première fois, l’objet d’un traitement exhaustif.

Typiquement bâlois

Carnaval de Bâle...

Le Carnaval de Bâle qui commence le lundi suivant le mercredi des Cendres est le plus grand carnaval de Suisse. Pendant trois jours, du 6 au 8 mars 2017 pour la prochaine édition, l'état d'urgence est déclaré. Pour les visiteurs, ces trois journées, appelées les « drey scheenschte Dääg » (les trois jours les plus beaux), représentent une expérience unique. De nombreux français y affluent, notamment pour le Morgenstreich (cortège à 4h du matin) où les seules lumières dans la ville sont celles des lanternes des cliques qui défilent.

Street art...

L’espace public bâlois propose des œuvres d’art urbain impressionnantes que ce soit dans son centre-ville ou le long de son tronçon ferroviaire, haut lieu du graff depuis des décennies. Toute la région qui borde cette ligne ferroviaire représente un gigantesque musée unique en son genre dédié au graffiti. Artstübli est un espace dédié aux expositions et aux projets, qui organise des visites guidées consacrées au graffiti et à l’art urbain encadrées par des artistes et des spécialistes.

Itinéraires architecturaux...

Avec ses bâtiments audacieux, comme la Tour de Cuivre et le nouveau hall d’exposition signés Herzog & de Meuron, le siège de la BRI par Mario Botta, l’extension du Kunstmuseum par Christ & Gantenbein ou la Fondation Beyeler par Renzo Piano, Bâle s’impose comme un haut lieu de création architecturale en Suisse. Plusieurs visites guidées vous invitent à découvrir ce patrimoine.

Bons baigneurs bienvenus...

Se baigner dans le Rhin est une pratique très populaire et très ancienne, particulièrement à Bâle. A la belle saison, des centaines de personnes y plongent quotidiennement, emportant avec elles leurs affaires dans des sacs étanches inventés au 19ème siècle. Un des moments forts de l’été est la «Basler Rheinschwimmen», à laquelle participent chaque année plusieurs milliers de nageurs. La prochaine édition est prévue le 15 août 2017.

"All you need is Pablo"...

Une étonnante concentration des œuvres de Picasso se trouve aujourd’hui en mains bâloises. En 1967, les Bâlois décidèrent lors d’une votation populaire de débloquer un crédit de 6 millions de francs pour le Kunstmuseum Basel, tandis qu’unelevée de fonds extraordinaire récoltait auprès des citoyens bâlois 2,4 millions de francs, tout cela afin de racheter deux toiles: «Les deux frères» (1906) et «Arlequin assis» (1923). Ces deux tableaux faisaient partie de la collection de la famille Staechelin.

En difficultés financières, cette dernière avait souhaité les vendre alors qu'ils se trouvaient en dépôt depuis des années au Kunstmuseum Basel. Picasso fut si touché par cette déclaration d’amour issue directement du peuple, qu’il offrit à la ville trois toiles et un célèbre dessin préparatoire aux Demoiselles d’Avignon. Mais les relations privilégiées entre des Bâlois et Picasso remontent encore plus loin. De nombreux collectionneurs ont constitué des collections significatives avant la deuxième guerre mondiale, au sein desquelles Picasso occupait une place centrale. Les tableaux de premier ordre achetés par ces amateurs ont pour la plupart enrichi, depuis lors, le fond du Kunstmuseum Basel ou ils y sont présentés en tant que prêts à long terme. Le musée lui-même a procédé à ses premiers achats de Picasso dans les 1920 et n’a cessé de développer ce fond par des achats de toiles importantes. Après la guerre, Ernst Beyeler a quant à lui fait mieux connaître l’œuvre de l’artiste aux amateurs en organisant des expositions dans sa galerie, tandis qu’il constituait sa propre et imposante collection.


Informations :  www.basel.com/fr/

Aucun commentaire:

Publier un commentaire