lundi 12 décembre 2016

La French Touch à Philladelphie

Philadelphie entretient des liens étroits avec la France depuis de nombreuses années. La ville continue d’ailleurs à accueillir un nombre grandissant de visiteurs français, la France représentant le 5e marché émetteur pour les arrivées internationales…


A travers l’histoire de la ville, dans l’art et la gastronomie, dans son architecture et ses équipes sportives, état des lieux de la « Francophilly » et portraits de ces Français qui se sont illustrés à Philadelphie, hier comme aujourd’hui.

Depuis le 8 octobre 2016 et jusqu’au 9 janvier 2017, la Fondation Barnes présente sa première exposition de photographie : « Live and Life Will Give You Pictures: Masterworks of French Photography, 1890 – 1950 ». Rassemblant une collection exceptionnelle de plus de 170 clichés, l’exposition fait la part belle à la vie parisienne de la fin du 19e et du début du 20e siècle à travers l’objectif de grands noms de la photographie tels qu’Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Edgar Degas, Man Ray ou encore André Kertész. Près d’un tiers de ces tirages n’ont jamais été exposés.

La sélection a été pensée pour pouvoir donner un contrepoint à la collection permanente du musée, Paris ayant été à cette époque un terrain d’expérimentation autant pour les photographes que pour les peintres impressionnistes, post-impressionnistes et modernes exposés à la Fondation Barnes.

Les échanges artistiques entre la France et Philadelphie ne se limitent pas à la Fondation Barnes : le Phildalphia Museum of Art dispose par exemple de la plus importante collection d’œuvres de Marcel Duchamp au monde, dont Nu descendant un escalier ou Etant donnés.  
A quelques pas de là, le Musée Rodin, qui reprend l’architecture du Château d’Issy près de Meudon, rassemble la deuxième plus grande collection d’œuvres du célèbre sculpteur français, après son homolgue parisien.

Aujourd’hui, l’histoire d’amour transatlantique entre les artistes français et Philadelphie se poursuit encore à travers les fameux murals ou fresques qui ornent toute la ville : dans le cadre du Mural Arts Program de 2015, c’est le street artiste français JR qui est venu apporté sa touche si particulière à travers un collage monumental sur la façade du Graham Building.

Première porte d’entrée aux Etats-Unis pour les migrants européens, longtemps avant New York, l’histoire de Phildalphie est peuplée de noms français : Chateaubriand, Tocqueville, Joseph Bonaparte, Talleyrand, Louis-Philippe, etc. Au-delà des Français de passage, certains personnages ont laissé leur empreinte durablement dans la ville, commer Etienne Girard, qui devint le plus grand armateur américain de son époque et dont le nom se décline encore partout à Philadelphie.

C’est dans l’architecture de la ville que les influences françaises se font particulièrement sentir. Le Benjamin Franklin Parkway, conçu par les urbanistes et architectes français Jacques Gréber et Paul Philippe Cret, a été dessiné d’après les Champs-Elysées et débouche sur le Philadelphia Museum of Art, à la manière de l’Arc de Triomphe. C’est à la même équipe que l’on doit d’ailleurs le Musée Rodin. De nombreux autres bâtiments emblèmatiques de la ville s’inspirent de monuments français : le City Hall présente de grandes ressemblances avec l'Hôtel de ville de Paris, le Girard Colleges’inspire de la Madeleine, tandis que la Municipal Court et la Free Library of Philadelphia copient les deux ailes de l’Hôtel Crillon de la Place de la Concorde et que le Rittenhouse Square affiche des airs de Parc Monceau.

Dans les environs de du City Hall se situe le « French Quarter » de Philadelphie, qui rassemble marchés et restaurants français. C’est là que se trouvait notamment Le Bec-Fin, restaurant fondé par le Chef lyonnais Georges Perrier en 1970 et véritable temple de la gastronomie française à Philadelphie pendant plus de 30 ans. Ayant aujourd’hui pris sa retraite, Georges Perrier a laissé la place à une nouvelle génération de chefs qui continuent à faire vivre de grandes heures à la cuisine française outre-atlantique.

Sous-chef au Bec-Fin pendant 8 ans, le Chef français Pierre Calmelset sa femme Charlotte ont pris la relève avec leurs deux adresses : le restaurant Le Chéri et le bistrot Bibou. Participant au renouveau du French Quarter de Philly figure aussi The Good King Tavern, ouvert par les aixois Bernard et Chloé Grigri pour faire partager leur cuisine provençale. S’il n’est pas français lui-même, le Chef Peter Woolseydu Bistrot La Minette a longtemps étudié en France sous la direction de chefs étoilés et régale aujourd’hui même les plus fins gourmets. Enfin, c’est aussi à Philadelphie qu’est venu s’installer le Chef Nick Elmi, vainqueur de Top Chef, mêlant cuisine française et américaine dans son restaurant Laurel.

Au-delà des restaurants, la France décline ses spécialités sous toutes leurs formes : Raphael de Bussy, natif de Soissons, propose par exemple dans sa boulangerie française Bakers on Broad une sélection de pains , viennoiseries et pâtisseries artisanales.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire