vendredi 3 mars 2017

L’Oise à l’heure italienne

À 50 minutes de Paris, l’Oise est une véritable invitation au voyage ! Escapade dans le temps avec ses villes-musées qui rayonnent encore par la diversité des personnages qui les ont façonnées ou virées nature dans ses somptueuses forêts épaisses et profondes comme dans un conte pour enfants, l’Oise conjugue depuis des siècles Histoire et élégance…


Riche des oeuvres réunies par ses princes esthètes ou collectionnées par ses rois férus d’Art, l’Oise embarque, de mars à décembre 2017, pour un voyage unique dans l’art italien, des Primitifs au Rococo, à l’occasion de l’exposition "Heures italiennes" : une exploration inédite des collections publiques de peinture italienne conservées dans les musées et dans les églises de l’Oise. 

Double invitation à l’itinérance dans le temps et dans l’espace, "Heures italiennes" propose une plongée atypique dans la botte, de Turin à Naples, via Beauvais, Chantilly et Compiègne. Lieux d’expositions, découvertes incontournables, spécialités gourmandes, hébergements de charme : cap sur un week-end transalpin à 50 minutes de Paris !

Heures italiennes au Musée Condé au Domaine de Chantilly - "La Renaissance au XVIe siècle"

Ecrin de choix pour accueillir l’une des étapes marquantes de l’exposition Heures italiennes, le Musée Condé est la 1er collection de peintures anciennes (avant 1850) de France après celle du Louvre.

Du 24 mars au 2 juillet 2017, 30 tableaux venant des musées et églises de Picardie viennent dialoguer avec la fantastique collection italienne du duc d’Aumale tout au long d’un parcours Renaissance à travers le château. Au programme, la présentation de précieux dessins du XVIe siècle dans laquelle figurent les plus grands noms : Bellini, Fra Bartolomeo, Michel-Ange, le Parmesan, mais aussi un large panorama sur les différentes écoles de la péninsule et les plus grands noms de l’histoire italienne comme Raphaël, Titien, Sebastiano del Piombo, Salviati, Tintoret ou Véronèse.

C’est l’occasion de découvrir… ? Le Domaine de Chantilly ! Elevé au milieu des eaux, sur 7 800 hectares de terres situées au sein de l’une des plus grandes forêts des environs de Paris, il abrite des trésors tels que le Château de Chantilly, le Musée Condé, les appartements privés du Duc d’Aumale et un parc de 115 hectares dessiné par le Nôtre ! Capitale du cheval, Chantilly est également le plus grand centre d’entraînement hippique d’Europe. Edifice construit entre 1719 et 1735 par Jean Aubert pour abriter les chevaux du septième Prince de Condé, le Musée du Cheval et les grandes écuries content avec magie cette prestigieuse activité.

Quoi tester ? La crème Chantilly ! la crème éponyme serait née en 1784 dans les cuisines de ce "village paysan" voulu par le Prince de Condé, lieu d’expérimentation pour célébrer le retour à la nature prôné par Rousseau. C’est après l’une de ses escapades champêtres que la Baronne d’Oberkirch mentionna dans ses écrits l’existence d’une crème sous le nom de Chantilly en relatant une réception donnée au Hameau du même nom. Fidèles à la tradition, les deux restaurants du Domaine de Chantilly, ‘la Capitainerie“ et “Aux goûters champêtres“ servent aujourd’hui cette authentique crème chantilly à l’ancienne.

Où dormir ? A la Ferme de la Canardière ! Cette maison élégante de style XIXe siècle est l’oeuvre de Sabine et Thierry Choain. Construite à l’ancienne avec pierres de taille, tuiles plates, dallage en pierre blanche de Bourgogne, elle décline trois chambres d’hôtes lumineuses et moelleuses : Ruban, Haras et Griotte. Blottie sur un grand domaine agricole de 27 hectares à proximité immédiate du Château, la jolie ferme invite aux siestes avec une grande terrasse garnie de chaises longues ou à un paisible rafraîchissement au bord de la piscine…

Heures italiennes au Musée du Palais de Compiègne ! "Peintures du XVIIIe siècle"

Du 9 mars au 21 août 2017, la présentation de près de 70 tableaux du XVIIIe siècle italien des musées et églises de Picardie ne pouvait trouver lieu plus légitime que le palais de Compiègne,reconstruit par Jacques-Ange Gabriel pour Louis XV à partir de 1750, agrandi sous Louis XVI, puis occupé et embelli par les deux empereurs Napoléon Bonaparte et Napoléon III. Les oeuvres réunies, la plupart restaurées pour l’exposition, révèlent un goût dominant pour l’art vénitien et napolitain du Settecento au travers des grands décors (plafonds et dessus-de-porte) et de la peinture d’histoire (récits sacrés et profanes).

C’est l’occasion de découvrir… ? Le Palais de Compiègne, l’un des plus beaux châteaux de l’architecture néo-classique. Ancienne résidence d’été de la cour, le palais connut ses heures de gloire sous le Second Empire, lorsque Napoléon III et l’impératrice Eugénie y organisèrent les fameuses “Séries de Compiègne”. Implanté dans le Palais, le Musée du Second Empire, créé en 1953, retrace cette période brillante. Incontournable, l’étonnante "Percée des Beaux Monts", une allée peu banale de 4 km et large de 60 mètres, qui traverse la forêt de Compiègne.

Quoi tester ? Les Picantins ! Il suffit de lever la tête devant l’hôtel de ville pour comprendre d’où viennent ces gourmandises bien connues des enfants : sur le beffroi, trois personnages barbus et colorés sonnent ici les grandes heures de Compiègne depuis le XVIe siècle. Les Picantins, ce sont eux ! S’ils représentaient à l’origine les trois anciens grands ennemis de la France, ils sont devenus une friandise de forme allongée, composée de 3 noisettes grillées, enrobée dans de la nougatine puis roulée dans des paillettes de chocolat noir. La recette, inventée en 1920 par un maître chocolatier est aujourd’hui perpétuée par François Da Silva, un artisan compiégnois.

Où dormir ? A la Parenthèse du Rond Royal, un hôtel particulier de la fin du XVIIIe. Composé d’une jolie cour pavée, d’un jardin arboré et d’anciennes écuries aménagées en 3 chambres d’hôtes. Que ce soit La Natur’elle, un petit cocon plein de charme avec poutres et parquet, la spacieuse Suit’home aux couleurs chaudes et son salon indépendant ou l’Atelier, une grande suite atypique garnie d’objets chinés qui s’ouvre sur une terrasse privative et jardin.

Le + : label "Accueil Vélo", prêt gratuit de bicyclettes, la Parenthèse du Rond Royal est une invitation à se mettre en selle pour quelques coups de pédale dans la forêt de Compiègne voisine.

Heures italiennes au MUDO - Musée de l’OIse et au Quadrilatère (anciennement Galerie Nationale de la Tapisserie) "Le Naturalisme et le Baroque (XVIIe siècle)"

L’exposition de plus 80 tableaux est construite autour des grands courants artistiques du XVIIe siècle et illustre différents thèmes picturaux : le mouvement caravagesque, la dévotion de la Contre-Réforme, la représentation de la figure humaine et de ses passions ainsi que l’émergence des genres nouveaux comme le paysage ou la nature morte. L’exposition s’adresse à tous les publics. Elle s’accompagne d’une programmation culturelle, d’actions pédagogiques innovantes et valorise une expérience sensible des oeuvres. Une invitation exceptionnelle à redécouvrir un patrimoine artistique en relation avec la création contemporaine.

C’est l’occasion de découvrir… ? Le quartier de la Cathédrale dans lequel on déambule comme dans un petit village. Cet ancien spot épiscopal est incontournable pour sa Cathédrale Saint-Pierre dotée du choeur le plus haut du monde et d’une curieuse horloge astronomique dotée de 90 000 pièces parfaitement synchronisées. À deux pas, de la Collégiale Saint-Barthélémy mais aussi de nombreuses bâtisses à pans de bois ou encore les anciens bains-douches illustrent le riche passé de la ville. Site unique en son genre, la Maladrerie Saint-Lazare, l’une des mieux conservées en France, invite à méditer dans neuf siècles d’Histoire et un adorable jardin d’inspiration médiévale.
  
Quoi tester ? Les tuiles de Beauvais ! Terre de céramique depuis des millénaires, le Beauvaisis a bénéficié de la richesse géologique du Pays de Bray. A partir du XIXe siècle et jusqu’à son déclin au début des années 60, la région devient alors l’un des plus importants centres français de fabrication de briques et de tuiles. Inspirée de ces manufactures, les tuiles de Beauvais sont aujourd’hui une spécialité au chocolat et à la noisette grillée qui se décline en quatre versions : noir, blanc, lait ou à l’orange. D’une finesse exquise, elle se déguste au Jeanne Hachette ou dévoile ses secrets de fabrication chez Paris-Caramels, une chocolaterie installée depuis 1969 à Beauvais !

Où dormir ? A La Salamandre, en plein coeur de Beauvais ! Bâtisse du XIXe restaurée par Catherine et Stéphane, les propriétaires proposent quatre chambres d’hôtes offrant tout le confort d’une maison de famille. La Plume, au design sobre et épuré, jouit d’une vue imprenable sur la Cathédrale de Beauvais. La Turquoise séduira les amateurs de déco vintage scandinave et la chambre Cerise , les amoureux de l’esprit loft.

Le + : Vison, une sublime pièce très new-yorkaise aux poutres et briques apparentes avec une baignoire baquet posée sur le parquet d’une immense salle de bains !

"Heures italiennes" de mars à décembre 2017

"Heures italiennes" est la première opération menée en réseau par l’Association des conservateurs des musées des Hauts-de-France, née en juin 2016 de la fusion des deux anciennes sections fédérées de Picardie et du Nord – Pas-de-Calais de l’AGCCPF (Association générale des conservateurs des collections publiques de France).

Début mars 2017, 4 expositions phares à Amiens, Beauvais, Chantilly et Compiègne, réunissant 231 tableaux prêtés par 13 musées et 11 églises, permettront de saisir l’ampleur et la qualité des collections picardes, par le biais d’un parcours chronologique, à travers les grands foyers de création artistique, du XIVe au XVIIIe siècle.

En parallèle, 14 expositions satellites accompagnent ces 4 temps forts, afin que ressortent la diversité et la complémentarité des collections régionales : à Chaalis, Abbaye Royale, du 9 mars au 17 septembre 2017 - De Paris à Chaalis, les tableaux de Nélie Jacquemart. A Senlis, Musée d’Art et d’Archéologie, 5 avril - 2 juillet 2017 - L’art du multiple : gravures d’interprétation d’après les maitres italiens», exposition, et du 9 septembre 2017 au14 janvier 2018, L’art du multiple : copier Caravage, Marie-Madeleine en extase.

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