lundi 2 février 2026

L’UNESCO reconnaît de nouveaux savoir-faire au Japon

 

L’UNESCO a annoncé l’inscription de six nouveaux savoir-faire et festivals japonais sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité…

 

Cette décision, prise par le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, vient renforcer la reconnaissance internationale de la richesse culturelle du Japon. Ces six éléments ont été intégrés à trois catégories japonaises déjà inscrites, illustrant la diversité des pratiques artisanales, festives et communautaires transmises de génération en génération à travers l’archipel. Cette nouvelle reconnaissance intervient après l’inscription, en 2024, de la fabrication traditionnelle du saké. 

Des savoir-faire artisanaux emblématiques 

Parmi les nouvelles inscriptions figure le Nakatsugi-omote, une technique de tissage manuel utilisée pour la fabrication de surfaces de tatamis dans la région de Hiroshima. Appréciée pour sa durabilité et la finesse de sa texture, cette pratique est désormais reconnue au titre des « savoir-faire, techniques et connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon ». Autre savoir-faire distingué : le papier washi Echizen Torinoko Ganpi de la préfecture de Fukui. Fabriqué à partir de fibres fines de ganpi, ce papier artisanal est réputé pour son aspect lisse et soyeux et rejoint la catégorie du « washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais ». 

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Quatre festivals essentiels à la cohésion des communautés locales 

L’UNESCO a également salué l’importance culturelle et sociale de quatre festivals traditionnels de chars, inscrits dans la catégorie « Yama, Hoko, Yatai – festivals de chars au Japon ». Il s’agit du festival Ofune de Hitachi Otsu (préfecture d’Ibaraki), du festival Murakami Yatai (préfecture de Niigata), du festival Hikiyama Tsukiyama du sanctuaire Hojozu Hachimangu à Imizu (préfecture de Toyama) et du festival Otsu Hikiyama (préfecture de Shiga). Tous jouent un rôle essentiel dans la cohésion des communautés locales et la transmission des traditions festives. 

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Une reconnaissance internationale renforcée 

Bien que ces inscriptions prennent la forme d’extensions de catégories existantes – maintenant à 23 le nombre total d’éléments japonais inscrits – elles témoignent de la vitalité et de la diversité du patrimoine culturel immatériel du Japon. Elles contribuent également à une meilleure compréhension, à l’échelle internationale, des traditions régionales japonaises, souvent ancrées dans des territoires et des communautés spécifiques. À travers cette décision, l’UNESCO souligne une nouvelle fois l’importance de préserver et de transmettre des pratiques culturelles vivantes, garantes de l’identité et de la mémoire collective. 

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