Toujours aussi présentes en 2014, les fêtes de l’igname nouvelle
appartiennent à la culture ancestrale de la Nouvelle-Calédonie…
Ainsi dans le monde kanak, l’igname
revêt une dimension sacrée dont le cycle de croissance rythme la vie des clans
de chaque tribu. En effet, ce tubercule est considéré comme une manifestation
de l’ordre divin : il naît, meurt et renaît suivant un cycle perpétuel. Chaque année, l’apparition dans
le ciel de la constellation des pléiades marque le moment de la récolte des
premiers tubercules, les ignames des prémices réservées à la lignée paternelle
et aux vieux du clan.
Ensuite de février à avril selon
les régions, l’ensemble des tubercules arrivés à maturité peut être récolté. Suivant
la tradition, chaque clan apporte à la chefferie quelques ignames, rituel
obligatoire avant la libre consommation. Celle-ci est alors célébrée par la
Fête de « l’igname nouvelle » dans chacune des 341 tribus que compte la
Nouvelle-Calédonie.