mercredi 14 décembre 2016

Au cœur des volcans des Canaries

L’archipel Canarien est constitué de gigantesques volcans qui ont surgi, il y a des millions d’années, de fonds marins situés à 2 500 mètres de profondeur pour former de superbes montagnes et de très hauts sommets…



Toutes les îles de l’archipel proposent d’agréables excursions de découverte serpentant à travers des forêts et des paysages désertiques dont certains évoquent la surface de la lune. L’un des volcans les plus connus de l’archipel est le Teide, le plus haut sommet d’Espagne et le troisième plus haut volcan du monde, à une altitude de 3 718 mètres. Aux îles Canaries, la puissance et l’énergie des volcans ne laissent aucun visiteur inintéressant.  


L’archipel volcanique des îles Canaries bénéficie du meilleur climat du monde, grâce à un ensoleillement élevé, aux alizés et à des températures douces toute l’année ; en résultent ainsi de singuliers paysages verdoyants qui font des Canaries une destination vraiment unique.

L’activité volcanique a marqué de son empreinte chacune des 7 îles, créant des cratères, des grottes, des caldeiras, des coulées de lave solidifiée et des fonds marins qui sont aujourd’hui parmi les sites les plus visités. Un de phénomènes naturels des plus étonnants, les coulées de lave « pahoehoe », sont formées par les ondulations de la lave refroidie et constituent d’étranges surfaces de lave « cordée ». Les sites naturels exceptionnels, les plages de sable noir et rouge, sont également le résultat de l’activité volcanique de l’archipel.

Ayant surgi de la croûte océanique de l’Atlantique il y a 30 millions d’années après de violentes éruptions volcaniques, les îles Canaries sont aujourd’hui l’une des régions du monde possédant la plus grande biodiversité grâce aux habitats naturels préservés et encore sauvages, regorgeant de vie. Avec ses 256 kilomètres de plages, l’archipel est la destination idéale pour les amateurs de sport ou de farniente. Son environnement naturel très vivant et riche en contrastes constitue également un écosystème d’une valeur inestimable réparti en 4 parcs nationaux et 7 « Réserves de la biosphère ».

De nombreuses activités sont organisées pour que les visiteurs puissent découvrir les espaces naturels de l’archipel. Classé «Réserve de l’extrêmosphère», l’archipel permet de s’imprégner de l’énergie des volcans en découvrant des paysages étonnants lors de « randonnées semblant tout droit sorties d’un rêve ».

Volcan El Teide, Tenerife

Le Teide est le plus célèbre volcan de l’île de Tenerife mais ce n’est pas le seul ! Culminant à 3 718 mètres, il s’agit du sommet le plus haut d’Espagne et du troisième plus haut du monde. Des championnats d’ultratrail, réunissant les meilleurs coureurs du monde, sont régulièrement organisés. Réaliser l’ascension du Teide est en effet une expérience riche en contrastes. Des guides sont également à la disposition des visiteurs souhaitant en savoir plus sur la région et un refuge de montagne leur permet de profiter d’aubes tout simplement incroyables.

Roque Nublo, Grande Canarie

Eperon rocheux au relief déchiqueté, le Roque Nublo est aujourd’hui le symbole de Grande Canarie. Faisant face au pic de Bentayga, cet imposant sommet volcanique se dresse au centre de l’île à 80 mètres de sa base, que l’on peut atteindre par un chemin de randonnée agréable et accessible à tous. Sur une ligne médiane au Nord-Ouest de l’île se trouve, à la caldeira de Bandama, un impressionnant cratère issu d’une explosion volcanique ayant eu lieu il y a quatre ou cinq mille ans et maintenant recouvert par la flore indigène.

Parc national de Timanfaya, Lanzarote

Timanfaya est sans doute le seul endroit de la planète dont les paysages ressemblent le plus à ceux de la lune. Enigmatique et véritablement unique, ce paysage ne laisse personne indifférent. Le parc national de Timanfaya constitue le parfait exemple d’un site volcanique historique de l’archipel canarien. L’île compte en effet 25 volcans également appelés « Montagnes de feu », dont les différentes éruptions ont créé un paysage étonnant. 

Ces éruptions se sont produites entre 1 730 et 1 736, puis à nouveau en 1 824, quand la lave a coulé pendant six ans, donnant naissance à de nombreuses structures géomorphologiques particulièrement intéressantes d’un point de vue vulcanologique. L’absence de couverture végétale, la variété des couleurs (rouge, marron grisâtre, ocre, noir et orange) et le relief accidenté font de ce parc un lieu d’une incroyable beauté. Du fait de l’importance de l’île sur le plan environnemental, sa classification par l’Unesco en tant que «Réserve de la biosphère» en 1993 est amplement méritée.

Montaña Colorada – Bayuyo, Fuerteventura

Cette zone de cinq kilomètres abrite plusieurs volcans parfaitement alignés dans une direction Nord-Est. On peut observer jusqu’à 9 cratères et édifices volcaniques qui se sont formés sur l’extrémité Nord de l’île de Fuerteventura, il y a quelque 50 000 ans. Il est possible d’accéder à pied ou en voiture aux caldeiras et aux « spatter cones » appelés hornitos, dont la lave s’est écoulé en grandes quantités, formant le champ de lave de Malpaís Grande. Située sur la même plaque tectonique que sa voisine Lanzarote, l’île de Fuerteventura est surtout connue pour ses paysages arides résultant de l’érosion et pour ses vastes dunes recouvrant les superbes paysages volcaniques formés il y a plusieurs milliers d’années. L’ensemble de l’île a été classé « Réserve de la biosphère » par l’UNESCO en 2009 et déploie 150 kilomètres de plages immaculées d’une beauté étonnante.

Falaises de Los Órganos, La Gomera

Ces impressionnantes falaises constituent l’un des sites emblématiques de La Gomera. Le refroidissement des roches volcaniques puis l’érosion lui ont donné sa forme caractéristique en tuyaux d’orgue plongeant verticalement dans l’océan. L’île est cependant plus connue pour sa superbe forêt de lauriers canariens, également appelée Laurisilva, où prospère une espèce végétale préhistorique venue de Macaronésie il y a des millions d’années et qui a survécu dans l’archipel grâce à son climat exceptionnel et à ses températures douces tout au long de l’année. La forêt de lauriers du parc national de Garajonay possède la moitié des peuplements forestiers matures de l’archipel pour ce type de végétation, et ce dans des conditions de conservation optimales. En 2011, l’île a été classée « Réserve de la Biosphère » (catégorie « Excellent ») du fait de ses écosystèmes marins et terrestres parfaitement préservés.

Caldera de Taburiente, La Palma

Considérée comme l’une des merveilles naturelles de La Palma, la Caldeira de Taburiente est le fruit de multiples éruptions volcaniques et de l’érosion causée par l’eau au cours des siècles. Cet énorme cratère est formé de lave solidifiée transformée en pics de roches basaltiques s’élevant jusqu’à 2 000 mètres. La caldeira donne aujourd'hui son nom à un parc national s’étendant sur 8 kilomètres à travers des paysages impressionnants. On y trouve notamment le mirador d’El Roque de los Muchachos et de La Cumbrecita mais aussi le fond du cratère lui-même, parcouru par des dizaines de ruisseaux et de cascades.

Situé au cœur de La Palma, la Caldeira de Taburiente n’a rien à envier au parc national de Cumbre Vieja, qui a récemment rouvert sa Route des volcans au public : 31 kilomètres de sentiers et chemins forestiers au travers de paysages volcaniques et de coulées de lave solidifiée issues des plus récentes éruptions subaériales qu’a connues l’archipel, notamment celle de Teneguía en 1971.
  
Champs de lave de Los Lajiales, El Hierro

Les paysages de l’île d’El Hierro sont également dominés par des champs de lave et des volcans, notamment la région d’El Julan où l’activité volcanique est la plus récente, ou encore les champs de lave « cordée » de Los Lajiales à La Restinga. Arides et inhospitaliers, ces paysages résultent d’éruptions volcaniques datant de plus de 6 000 ans et la zone comprend 8 édifices volcaniques. El Hierro a également une importance historique : au 17ème siècle, le site de la Punta de Orchilla était considéré comme le méridien « zéro » avant d’être supplanté par Greenwich en 1885. Ce site à couper le souffle est surmonté d’un superbe phare éclairant ce que l’on considérait alors autrefois comme le bout du monde.



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