mercredi 19 janvier 2022

Sao Tomé et Principe, une destination oubliée

 

Dans le golfe de Guinée, se cache un archipel méconnu, découvert par les navigateurs portugais au XVe siècle, composé de deux îles volcaniques Sao Tomé et Principe, couvertes de forêts si denses que vues d’en haut, elles ressemblent à deux émeraudes posées sur l’océan Atlantique...

Les îles prospères jusqu’au début du XXe siècle, grâce à la culture de canne à sucre, du café et surtout du cacao dont elles sont en 1913 le premier producteur mondial.

Avec la déclaration d’indépendance en 1975 et le départ des Portugais, toutes les plantations sont abandonnées. L’archipel, quasi invisible sur les cartes, serait tombé dans l’oubli si un généreux mécène sud-africain, Mark Shuttleworth, génie de l’informatique, n’était tombé amoureux de l’île de Principe.

Bien décidé de lui donner un nouvel élan sur un modèle écologique, il investit massivement à partir de 2012 : aéroport, routes, écoles, plantations de cacao, restauration de maisons, protection des tortues et de la forêt. Pour attirer dans ce paradis retrouvé une clientèle touristique soucieuse d’environnement, aimant la mer, la nature mais aussi le confort et la modernité, il fait appel à l’architecte Designer Didier Lefort et à son équipe du cabinet D.L.2.A dans le but de restaurer et transformer en hôtel une plantation centenaire sur les hauteurs de l’île : « Roça Sundy » et de créer un hôtel de luxe : Sundy Praia.

Un hôtel design et innovant de plein pied sur la plage et invisible de la mer : Sundy Praia*****

Sundy Praia ***** voit le jour en 2018. Le village composé de 24 villas-tentes dotées de grandes terrasses privatives, compte 8 tentes de 75 m2 individuelles, 5 suites composées de 2 tentes et 2 suites de trois tentes avec piscine privée. Certaines salles de bains style « out of Africa » ont une baignoire taillée dans le granite avec vue sur la forêt. Pour minimiser l’impact au sol et préserver l’environnement, Didier Lefort utilise un procédé d’avant-garde qui consiste à remplacer les fondations traditionnelles par d’immenses vis soutenant une plateforme de bois sur laquelle sont fixés de grands mats, supportant une tente en structure tendue.

Cette tente est composée d’une double toile armée, fabriquée en France, à très haute résistance, adaptée à un climat tropical, résistant au vent et à la pluie. Sa couleur claire permet de laisser entrer une lumière diffuse, laissant même passer les rayons de la lune. Un lit à baldaquin totalement occultant assure aux dormeurs l’obscurité absolue et assourdit la nuit, les bruits de la jungle environnante. La décoration des villas fait appel à des fabricants de renom tels que : Roda, Gervasoni et Pierre Frey, la majorité des meubles sont dessinés par D.L.2.A et fabriqués au Portugal mais les artisans locaux sont également mis à contribution: tressage des  lampes inspirées des nasses à poissons, pavage et murets en basalte, jarres taillées dans des troncs d’arbres et construction de longues pirogues pour jouer les explorateurs vers les plages désertes.

Un pool bar entouré d’arbres et équipé d’une grande piscine à débordement permet de déjeuner en bordure de plage. Toujours dans un souci de développement durable, le restaurant, de 100 couverts, a été entièrement construit en bambous de 10 m de long, venus d’Indonésie. L’ensemble a principalement été assemblé avec des liens naturels. Sa forme est celle d’une immense baleine de plus de 24 m de long, haute de 11 m à la tête et 3 m à la queue.

La renaissance d’une maison de maître : Roça Sundy****

Mark Shuttleworth confie également à D.L.2.A, une ancienne maison de planteur, des années 20, une « Roça » (propriété en portugais), située sur les hauteurs de Principe. Roça Sundy **** n’a que 14 chambres et une suite, réparties entre la maison principale et une annexe coloniale appelée la « Superintendant House », actuellement en cours de rénovation.

Didier Lefort restaure et redonne une modernité à cette maison de maître du début du XXe siècle, tout en gardant le bel escalier de bois, les sols en carreaux de ciment d’origine, la totalité de la façade et la loggia. Il refait les plafonds en caissons à l’identique et introduit le confort nécessaire en refaisant toutes les salles de bains, l’éclairage et la climatisation. Il reprend une partie du mobilier d’origine, auxquels il mêle quelques meubles plus contemporains.

Roça Sundy revit et retrouve son charme d’antan. Un bar est créé, la salle à manger est repeinte en bleu nattier et les murs des chambres en différentes nuances de gris. Un chef est engagé qui imagine une carte de cuisine moderne à base des produits locaux issus d’une autre plantation voisine, Paciencia, dotée d’un immense potager et équipée d’un laboratoire réalisant entre autres de délicieuses confitures. Les chambres, notamment celles du rez-de-chaussée, offrent des décors romantiques avec lit à baldaquin, miroirs vénitiens dans les salles de bain et baignoire à l’ancienne dans l’une d’entre elles.Fauteuils profonds, secrétaire à petits tiroirs et gravures d’artistes portugais apportent une touche de glamour à cette belle « Roça », aux dimensions humaines, où on se sent très vite comme chez soi.

Les hôtels HDB, Sundy Praia et Roça Sundy sont proposés en France par de nombreux tour-operators, parmi lesquels : Club Faune, Voyageurs du Monde, Exclusif Voyages …

Exigences COVID : Les voyageurs internationaux doivent subir un test PCR négatif dans les 72 heures suivant leur arrivée à São Tomé et Príncipe. Un test antigénique rapide peut également être requis avant les vols inter-îles si la preuve de la vaccination ne peut être produite. Des tests PCR sont disponibles à São Tomé si nécessaire pour les trajets retour.

Accès : São Tomé est desservie par TAP Air Portugal depuis Lisbonne via Accra, par TAAG depuis Luanda (Angola) et Afrijet depuis Douala (Cameroun) et Libreville (Gabon). Il y a six vols hebdomadaires entre São Tomé et Príncipe avec STP Airways. 

 Informations : https://sundyprincipe.com


           

 

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