Six bonnes raisons de skier dans les Alpes Vaudoises

le 30/01/2017

Des stations-villages aux vieux chalets de bois sculptés disséminés sur les pentes neigeuses, des sommets qui flirtent avec les 3000 mètres d’altitude, un beau domaine skiable, la Suisse romande et ses paysages de carte postale n’est qu’à quelques encablures. Découverte…




Par Martine Delaloye


- Les Diablerets et Villars-Gryon, des stations de proximité


La Suisse fait fort avec ces villages authentiques et ces deux stations au charme incroyable ne sont qu’à 5 h30 de Paris desservis par TGV depuis Paris jusqu’à Aigle. De là part un petit train à crémaillère qui grimpe à l’assaut de la montagne à travers la forêt de mélèzes. C’est le moment de profiter de cette pause hors du temps, de déconnecter de la pollution urbaine, de respirer à fond et de se laisser aller au charme du paysage.



- Le Peak Walk, une bonne dose d’adrenaline


Rien que pour le fun, le Peak Walk, vaut le déplacement. Le challenge, traverser cette passerelle étroite suspendue au dessus du vide à 3000 m d’altitude, seul pont au monde reliant deux sommets à cette hauteur ! Et se dire, je l’ai fait ! Il faut braver un peu son vertige car il n’y a pas de danger, tout est sous contrôle, en cas de vent fort l’accès est fermé. La récompense, un panorama est à couper le souffle sur les Alpes Vaudoises.


- L’incontournable « Glacier 3000 »


Le Glacier des Diablerets, le Glacier 3000 couronné est par le Botta. Ce phénoménal édifice en forme de fourche, la fourche du diable bien sûr, dû à l’architecte suisse de renom Mario Botta, à qui l’on doit entre autre le musée d’art moderne de San Francisco ou l’église de Cergy, abrite un restaurant de renom, une boutique, et l ‘arrivée des skieurs.

Le départ se fait du village des Diablerets, plus exactement au Col du Pillon où le téléphérique franchit 1800m de dénivelé en 15 mn jusqu’au « Botta », Et là, au sommet, à 3000 m d’altitude s’ouvrent plein de possibilités et il faut bien toute une journée pour se gaver de sensations fortes. A vous de choisir !



- S’élancer sur la piste noire « Combe d’Audon » 7 km d’une belle descente sportive pour les plus aguerris ou profiter tout simplement des 25 km des nombreuses pistes pour tous, des débutants au plus fonceurs, un domaine skiable unique à 3000 m d’altitude, merveilleusement exposé au soleil et à l’enneigement garanti de novembre à mai. Un vrai plus !

- S’éclater au Snow Park dans de belles acrobaties. Réservé aux plus téméraires !

Ou Freerider en toute liberté et sécurité sur un domaine de haute montagne.www.refugelespace.ch

- Glisser en traîneau à chiens et partager un moment unique de griserie et de grande complicité avec les chiens fous d’impatience de s’élancer sur les pistes neigeuses.

- S’installer au restaurant « Botta » très prisé pour sa cuisine traditionnelle de qualité et en prendre plein la vue d’un panorama d’exception qui s’offre à travers les grandes baies vitrées, jusqu’aux plus beaux sommets des Alpes, le Mont-Blanc, la Jungfrau et le Cervin. Et délier raisonnablement sa bourse et sacrifier aux montres suisses, en se laissant tenter à la boutique par la dernière montre Swatch ou une Flik Flak aux couleurs acidulés, la préférée des enfants.


- La Quille du Diable


Site renommé des Alpes Vaudoise, cet éperon rocheux s’élève à 40 m au dessus de l’immensité blanche. On y accède à ski, en raquettes et aussi à pieds depuis le glacier 3000.

A l’arrivée, le restaurant Refuge de l’Espace, dont la terrasse en à plomb offre une vue spectaculaire sur la vallée de Derborence et ses paysages grandioses, porte bien son nom. Un cadre simple et confortable et dans l’assiette, les spécialités régionales comme la soupe du chalet, soupe à l’orge traditionnelle ou la tomme chaude de Rougemont à l’huile truffée et pommes de terre rissolées.


- Un beau domaine skiable


Les stations des Diablerets et de Villars-Gryon offrent de belles possibilité de s’adonner aux joies de la glisse sur les 125 km de pistes des domaines des Diablerets à 1200 m et de Villars-Gryon, à 1300 m grimpant jusqu’à plus de 2000 m d’altitude de la Croix des Chaux. Des pistes qui font le bonheur des fonceurs comme des familles.

Et si en fin de journée, il reste du punch sous les semelles, la descente des 7,2 km, en luge à l’ancienne en bois, au clair de lune est l’assurance d’une bonne dose de frissons. Une belle façon de finir la journée, juste pour le fun et les ombres des mélèzes qui s’écartent mystérieusement, le crissement de la glisse sur la neige sous un ciel constellé d’étoiles. Une savoureuse fondue à l’arrivée ne gâche pas le plaisir.



Les amateurs de ski de fond ne sont pas en reste. Cinquante kilomètres de pistes soigneusement tracées, trente cinq kilomètres d'itinéraires balisés de raquettes ou de randonnées pédestres parcourent la forêt enneigée. Au détour d'un chemin, on peut apercevoir un troupeau de chamois pas vraiment apeuré par la présence de l'homme. S'il est plus improbable de distinguer les bouquetins plus craintifs, de nombreuses traces dans la neige témoignent du passage de chevreuils ou de renards, parfois visibles filant dans la forêt.



- La gastronomie vaudoise


La réputation des fromages suisses n’est plus à faire. On les consomme sans modération et sous toutes leurs formes. En fondues savoureuses, simples ou à la tomate, aux épices, et même à la chantilly aux herbes. En raclettes bien sûr accompagnées de viande séchée. En croûtes au fromage, une spécialité idéale à la pause déjeuner dans les restos d’alpage.

La bonne adresse pour faire provision de bons fromages, qui seront emballés sous vide pour le voyage, c’est La Laiterie du Petit Diable dans la rue principale. Du gruyère sans trous bien sur, de l’Etivaz, de l’Appenzell, de la fondue… On n’a que l’embarras du choix.

Le Papet vaudois, cette sorte de compotée de poireaux et pommes de terres et de saucisses aux choux, est la spécialité montagnarde un peu roborative mais idéale des menus après-ski. Des plantes, des racines, des fleurs au menu ? Le chef Joël Quentin a osé. Elles rentrent dans la composition de ses plats à apprécier seulement à la carte au restaurant Le Peppino à l’Eurotel Victoria de Villars-Gryon.

Au MTB, bar fréquenté par les jeunes du coin, la boisson locale, c’est le « Surf », un bitter typique des Diablerets à base de gentiane, écorce d’orange et racines diverses. A consommer raisonnablement bien sûr !

On n’oublie pas non plus, que le climat est idéal pour la vigne et que Chasselas, Pinot Noir et Gamay réjouissent les papilles et que d’autres spécialités, comme le Garanoir, Gamaret, Le Viognier petites productions locales sont très appréciés et même médaillées lors de concours internationaux. Pour les amateurs, le Sentier des Vignes est une belle balade dans les nombreuses caves.

Les desserts ne manquent pas non plus, les meringues à la double crème, plutôt originaires de la région de Gruyère mais très appréciées, le « Vermicelle » un gâteau qui ressemble fort au Mont-Blanc de nos régions, composé de purée de châtaignes, meringues et chantilly à déguster au tea-room Le Muguet au centre des Diablerets qui fait le plein en fin d’après-midi. Et aussi la tarte au pomme ou poire au raisiné.

Les bonnes tables

L’Auberge de la Poste



On ne résiste pas au charme de cette auberge datant de 1789 (rien à voir avec notre révolution française) au cœur de la rue centrale. Une ambiance chaleureuse dans un décor de vieux bois. Au menu, fondue des Ormonts ou Bressane, soupe à l’ail d’ours, ou charbonnade, sorte de pierrade. www.aubergedelaposte.ch

L’Etable



Le lieu porte bien son nom puisque moutons, ânons et basse-cour cohabitent derrière une vitre comme un tableau champêtre au fond du restaurant. Ici tout est fait maison et les produits sont du terroir. Ce petit chalet d’alpage au charme fou, juste sur les pistes est le favori des skieurs affamés mais aussi de tous ceux qui y grimpent en ski de fond, raquettes ou à pieds. On les goûterait bien toutes les spécialités tant elles sont tentantes, la cassolette de champignons sur un nid de rösti, le jambonneau au miel et aussi, les rognons de veau poilés, tartes maison au résiné pomme ou poire. www.etable-gryon.ch



Notre carnet d’adresses :


Eurotel Victoria

Situé au centre du village, face au glacier, cet hôtel dont l'architecture extérieure ne laisse rien supposer de son charme cossu suisse, dispose d'une centaine de chambres très confortables et très spacieuses, équipées d'écran plat. La famille Wartner qui dirige l'hôtel depuis les années 1970, veille au bien-être de tous et à l'excellence de la cuisine qui est aussi l'un de leur atout.

Quatre salles de 40 à 180 m2 équipées des dernières technologies accueillent congrès ou conférences. Piscine de belle dimension et sauna offrent un bon moment de détente et de bien-être. De l'hôtel, on peut rayonner dans la région, Gstaad à 17 km, Montreux à 35 km. Tournoi de curling, sports de glisse, descente en luge, visites et dégustations sont organisés par l'hôtel. Adresse : Hôtel Eurotel Victoria. CH - 1865 Les Diablerets. Tél. + 41 24 492 37 21. Site web : www.eurotel-victoria.ch

Diablerets Expérience

Sylvain Brugeilles organise pour des sociétés ou des particuliers séminaires, team-building, soirées typiques dans un refuge de montagne, descentes en luge, aux flambeaux ou encore soirées à thème, disco sur neige, slaloms nocturnes… Adresse : Diablerets Expérience. CH - 1865 Les Diablerets. Tél. + 41 79 874 77 44. Site web : www.diablerets-experience.ch


Pratique :


Y Aller : au départ de Paris-Gare de Lyon, TGV Lyria relie Lausanne en 4 heures, puis correspondance pour Aigle en une demi-heure d'où l'on prend un petit train à crémaillère pour rejoindre Les Diablerets en cinquante minutes. De décembre à mars, TGV Lyria des neiges circule tous les samedis et assure le trajet direct Aigle-Paris. Site web : www.tgv-lyria.com

Monnaie : 1 euro = 1,10 CHF environ.

Pour en savoir plus :


Consulter les sites web : www.region-du-leman.ch www.diablerets.ch et www.villarsgryon.ch

(Photos : Martine Delaloye et Roman Tyulyakakov et Christophe Racat pour l’ Office du Tourisme).


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