Franchir les portes du " Paradis " le temps d'une soirée, c'est se retrouver au cœur d'une des plus belles salle de Paris, classée Patrimoine historique.
L'histoire du lieu est exceptionnelle et ce n'est pas l'écrivain et fidèle du cabaret, Jean-Claude Hallé, intarissable sur le sujet qui vous le démentira.
Les fondations de la salle datent du 13e siècle, elle a été bâtie sur des murs de " l'ancienne enceinte de Philippe Auguste ".
Bonaparte décide d'édifier le " Théâtre Latin ". Son sous-sol sera dès 1830, à travers son salon littéraire, " L'Abreuvoir " fréquenté par des artistes, des politiciens et des écrivains comme Victor Hugo ou Alexandre Dumas.
Après un violent incendie pendant le Siège de Paris en 1870, l'architecte de la Tour fût chargé de relever le théâtre.
Reconstruit en 1887-1888, par le célèbre ingénieur, Gustave Eiffel, la salle rebaptisée " Paradis Latin est inaugurée en janvier 1889. Une très belle coupole intérieure, qui existe toujours actuellement, porte en blason les quatre mots suivants : ballet, opérette, pantomime et excentricités. Tout un programme !
Fermé au début du siècle, transformé en ateliers industriels, le théâtre est redécouvert par hasard en 1972 par Jean Kriegel alors qu'il était menacé de démolition. Après une restauration minutieuse, le plus grand des cabarets parisiens rouvre ses portes en novembre 1977 sous la baguette magique du célèbre Jean-Marie Rivière.
Aujourd'hui, l'ombre de ce roi de la nuit parisienne plane encore sur ce temple de la revue et du cabaret.
Le Paradis Latin, un lieu parfait pour la fête…
Chaque soir se joue avec une armada d'artistes, durant deux heures et dans la bonne humeur, la revue " Paradis d'Amour " inventée et mise en scène par le talentueux spécialiste français du genre, Christian Dura.
Au Paradis Latin, on connaît l'élégance, on retrouve avec bonheur la légendaire attention de la brigade des serveurs et sous les paillettes, le strass et les broderies défilent devant vous des tableaux sur les thèmes des Années Folles, la Libération, l'Après Mai 68, les Années Bardot, des attractions de qualité, Demain l'amour… sans oublier le fameux French Cancan endiablé.
Ce sont pas moins de 18 tableaux, servis par 100 décors, 400 costumes portés par les boys et les girls qui se succèdent dans ce haut lieu de la gaîté et de la fête. Ils présentent un véritable hymne à la joie et à la beauté ; des ballets romantiques avec la complicité d'un surprenant Monsieur loyal qui donne le rythme.
Tout pétille avec les chorégraphies de Molly Molloy, éclairées par Jacques Rouveyrollis et misent en musique par Jean-Daniel Mercier.
L'établissement dirigé par Sidney Israël propose donc un spectacle bien huilé et du meilleur goût pendant que sur les tables le champagne coule à flot…
Ce n'est donc pas par hasard que le monde entier s'y précipite. Il y trouve également une table à la fois de grande tradition française et conviviale.
La salle du Paradis Latin est à taille vraiment humaine et ce n'est pas le spectateur qui s'en plaindra. Il se trouve à proximité de la scène et des artistes. Ainsi, son regard peut caresser avec délicatesse les ballets conçus dans une symphonie de couleurs.
Pour la fin de l'année, l'homme orchestre des revues de la maison ,Christian Dura concocte à une nouvelle revue sur laquelle il planche fort et dont le nom et le contenu restent encore secrets.
Sans se tromper, on peut le clamer haut et fort, le Paradis Latin reste le seul vrai cabaret parisien dans sa catégorie où le spectacle est si enlevé. Bienvenue au paradis de la fête !