






Crise en Thaïlande
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Survivre jusqu'à novembre 2009…Bref, à peine la haute saison arrivée, la voilà déjà repartie. "La basse saison sera beaucoup plus longue cette année, il va nous falloir survivre jusqu'à novembre prochain", regrette Richard Mehr, responsable de l'hôtel Putahracsa à Hua Hin. Selon le Bureau National des Statistiques, 260.000 employés des hôtels de petite et de moyenne taille risquent de se retrouver au chômage en 2009.Fin novembre, le vice-Premier ministre en charge des affaires économiques sous le précédent gouvernement, Olarn Chaipravat, a annoncé qu'il tablait sur une perte d'un million de touristes pour 2008, et de 6 à 7 millions pour 2009, soit une division par deux du nombre de visiteurs. Si la plupart des professionnels jugent cette estimation un peu exagérée, beaucoup admettent qu'il y aura sûrement une perte significative. Une baisse de 20 à 30% de l'activité apparaît tout à fait envisageable à beaucoup d'entre eux. Ce chiffre rejoint les premières estimations effectuées par l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT). "Pour la haute saison 2008-2009, de décembre à avril, nous estimons qu'il devrait y avoir environ 2 millions et demi de touristes en moins, soit une baisse de 20 à 30% par rapport à l'an dernier", prévoit Juthaporn Rernjronasa, gouverneure adjointe de la TAT. Cette chute devrait engendrer des pertes financières de l'ordre de 100 milliards de bahts, selon la TAT. L'année 2008 avait pourtant bien commencé pour le tourisme thaïlandais, avec une hausse du nombre de visiteurs de 12% entre janvier et juillet. Un choc supplémentaire…"On sentait déjà un ralentissement depuis le mois de juin, avec l'augmentation du prix de l'essence, puis l'arrivée de la crise économique mondiale", rappelle Hervé Duprat, du Novotel Phuket. En août et septembre, les arrivées de voyageurs à l'aéroport de Suvarnabhumi avaient déjà diminué de 20 à 30% à cause des effets conjugués de la crise mondiale et des remous politiques internes, l'occupation du siège du gouvernement par la PAD à partir du 26 août, puis la déclaration de l'état d'urgence à Bangkok début septembre. "En 2009, moins de gens vont voyager, toutes destinations confondues. Les demandes et les réservations sont en attente, les gens se disent qu'ils viendront plus tard", analyse Olivier Colomès. Le blocage des aéroports est donc arrivé comme un choc supplémentaire pour une industrie déjà fragilisée. (suite : Prix cassés) |
| 1 - Le coup de force 2 - Survivre 3 - Prix cassés... 4 - La confiance |