Crise en Thaïlande
Le tourisme touché mais pas coulé !
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Annulations en cascade, frais colossaux pour reloger les touristes bloqués, haute saison fichue en perspective.
Pour le tourisme, qui constitue l'un des piliers de la croissance thaïlandaise, le coup est rude…
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La confiance du secteur aérien fragilisée
Alors que Bangkok était déjà engagé dans une rude concurrence avec Singapour et Kuala Lumpur pour la place de "hub" principal de l'Asie du Sud-Est, le blocage des aéroports a commencé à jeter le doute sur les capacités de la capitale thaïlandaise à gérer cette position.
"Soixante-dix pour cent des passagers internationaux qui arrivent à l'aéroport de Suvarnabhumi sont en transit vers d'autres destinations, explique Dale Lawrence, de l'Association du Voyage en Asie Pacifique (PATA). Avec le blocage à Bangkok, ils ont dû trouver d'autres solutions et se sont rendu compte qu'ils pouvaient aussi passer par d'autres grands aéroports de la région." Même si la position géographique de la Thaïlande la rend difficilement contournable, la crise de début décembre constitue un avertissement que le pays ne peut se permettre d'ignorer.
"A moyen-terme, Bangkok devrait se remettre à bénéficier de son emplacement régional, estime Brian Sinclair-Thompson, président du Board of Airlines Representatives en Thaïlande, qui représente la majorité des compagnies utilisant l'aéroport international. Mais toute nouvelle crise signerait l'arrêt de mort du pays. Nous cherchons maintenant des assurances de la part des autorités thaïlandaises sur les questions de sécurité, pour être sûrs qu'un tel événement ne se reproduise jamais."
Il précise que toutes les compagnies aériennes ont procédé à leurs propres vérifications de sécurité pour la réouverture de Suvarnabhumi, en plus des certifications émises par la Direction thaïlandaise de l'Aviation civile. "Les résultats ont été positifs. "Aéroports de Thaïlande (AOT) a décidé d'attaquer en justice l'Alliance du Peuple pour la Démocratie pour obtenir des dommages et intérêts. AOT estime avoir perdu 64 millions de bahts par jour pendant la fermeture des aéroports, sans compter le manque-à-gagner.
Thai Airways, dont les pertes dans cette affaire s'élèvent à 20 milliards de bahts, va également lancer une procédure judiciaire. Les compagnies internationales demandent quant à elles au gouvernement thaïlandais de compenser leurs pertes. Elles refusent de voir leurs taxes d'aéroport augmenter pour supporter le coût du blocage, comme l'a fait savoir l'Association internationale du transport aérien (IATA) dans une lettre au président d'AOT en décembre.
Selon Aéroports de Thaïlande, les arrivées de passagers à Suvarnabuhmi sont tombées à environ 55.000 par jour depuis la réouverture le 5 décembre, contre quelque 100.000 auparavant. Le nombre de vols passagers est quant à lui passé de 714 à 496 par jour. |
(Texte et photos : Gavroche Magazine).
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