En 1892, sur l'emplacement du premier aérodrome de Paris d'où s'envolaient les montgolfières est créée la Fondation Thiers.
Madame Thiers, veuve de l'ancien Président de la République Française, souhaitait honorer la mémoire de son mari défunt.
Elle entendait que des jeunes gens déjà distingués par leur savoir et leur esprit fussent admis dans la résidence pour compléter leur instruction et pour s'y perfectionner dans l'étude des hautes sciences, de la philosophie et le l'histoire.
Une Fondation, un club…
Ainsi, la Fondation accueille en mars 1893 les premiers pensionnaires. Environ 450 se succèderont de 1893 à 1980.
Au cours du siècle, les rentes laissées par Mademoiselle Dosne, belle-sœur de Mr Thiers, n'assurant plus les frais de fonctionnement, la Fondation déménage en 1985 pour des locaux plus modestes.
L'édifice est alors rénové sous la direction du Chef des Bâtiments Civils et des Palais Nationaux ; un toit de verre vient coiffer la demeure et cela permet d'édifier un nouvel étage de chambres ouvrant sur un jardin d'hiver.
En 1986, un homme d'affaires, Peter de Savary acquiert l'hôtel particulier. Dans la lignée des cercles traditionnels londoniens, le Saint James Club est inauguré en mai 1987. Le site devient un lieu privilégié de rencontres des entrepreneurs.
Après avoir appartenu pendant cinq ans à des sociétés britanniques, l'établissement est acheté en 1991 par une famille française déjà propriétaire de deux hôtels quatre étoiles à Paris, le "Relais Christine" de Saint-Germain des Prés et "Le Pavillon de la Reine" de la très romantique Place des Vosges. Elle le rebaptise le "Saint James Paris".
Un hôtel si particulier…
Si cette demeure, nichée dans le 16e arrondissement à quelques encablures du Bois de Boulogne, accueille toujours de membres de son Club privé, elle est un hôtel à part entière. Il n'est désormais nul besoin de détenir une carte de membre pour voir s'ouvrir les portes du plus particulier des hôtels parisiens.
Pour accéder aux 48 chambres et suites, il faut emprunter un hall majestueux et des coursives aux éclairages tamisés. Ces dernières sont spacieuses, elles ont vue sur la fontaine ou le jardin et sont toutes décorées différemment : tentures murales aux teintes colorées, meubles de style, tableaux anciens ou plus contemporains ornent les murs.
Les salles de bain sont revêtues de mosaïques aux teintes douces dans une ambiance années 30.
Au dernier étage, sous l'immense verrière, dix chambres donnent de plain pied sur un jardin d'hiver. Chacune possède sa terrasse privative meublée de tables et fauteuils en bois, séparée des autres par des rideaux de bambous et des tentures murales.
Les hôtes ont un accès au Club de remise en forme équipé d'un sauna, d'un bain à remoux et de différents appareils de fitness.
Une atmosphère unique…
Lors d'un séjour dans cet hôtel très particulier, on s'arrêtera par la Bibliothèque où 120 000 ouvrages, vestiges de la Fondation Thiers sont à portée de main ou presque, il suffit d'y accéder par un escalier en ferronnerie en colimaçon.
L'originalité et l'authenticité de ce lieu a attiré de nombreux réalisateurs de films et elle a accueillie longtemps l'équipe de fameuse émission "L'Assiette anglaise" de Bernard Rapp.
Tout près, au bar, la carte propose une sélection de whiskies de différentes origines, parmi lesquels de très rares Single Malt Scotch Whiskies, un large choix de champagnes et de savoureux cocktails.
Certains passeront ensuite volontiers au restaurant, une vaste pièce ouvrant sur le jardin pour une pause gourmande décontractée.
L'été,la terrasse en tonnelle offre une oasis de quiétude et de fraîcheur non loin de l'agitation de la capitale. Seule le murmure de oiseaux vient troubler la sérénité des lieux.
On se sent un peu comme chez soi dans cet endroit si intime, à l'atmosphère "so british" où les fauteuils club en cuir marron patiné côtoient d'anciennes boiseries.
Le Saint-James* fait partie de ces adresses assez confidentielles et si rares à Paris.